L’obsession Vinci
c’est le titre du livre de Sophie Chauveau et le roman de la vie tumultueuse et passionnante de Léonard de Vinci.
C’est avec passion que j’ai dévoré ce livre car le parcours de cet artiste hors du commun, disparu voilà 500 ans, à de quoi fasciner. Vinci n’était pas seulement peintre et sculpteur, mais aussi un inventeur virtuose, un scientifique précurseur, un créateur de génie, un ingénieur surdoué, un humaniste épanouî et un grand philosophe. S’il incarne à lui tout seul la Renaissance italienne dans toute sa splendeur par ses avancées dans le domaine artistique, il a également influencé toutes les générations futures par son approche scientifique très audacieuse pour son temps.
Complètement séduite par cette personnalité flamboyante et son incroyable liberté d’expression, dans cette époque florentine où les artistes devaient se plier aux dictats et aux caprices de leurs mécènes. J’ai découvert aussi à travers ce récit ce qui ne gâte rien , que Léonard était un très bel homme, un des plus beau dandys de son temps. Avec une carrure de colosse, une fougue juvénile, un égo surdimensionné et ses talents d’orateur personne ne pouvait lui résister , même pas les rois de France ! Il avait la passion des couleurs, des sciences et des stratégies guerrières mais aussi des garçons et ses liaisons sulfureuses n’ont pas toujours été bien vues pendant cette période reculée.
Pour la plupart d’entre nous, il représente surtout celui qui a peint la Joconde, ce tableau qui émerveille le monde entier et certainement le plus célèbre de nos jours. C’est avec cette oeuvre, qui ne le quittera jamais de son vivant et qu’il léguera après sa mort à François 1er, qu il va perfectionner le fameux sfumato, espèce d’atmosphère brumeuse qui adoucit les contrastes, et qui avec sa technique naissante du clair-obscur donnera au sourire énigmatique de Mona Lisa sa charge de mystère. Bien sûr j’ai eu le plaisir d’admirer ce portrait le plus flatteur du Musée du Louvre à Paris et je dois bien dire que jamais encore de ma vie je n’ai connu d’autre tableau suscitant un tel engouement .( 16000 visiteurs par jour !)
En 2006 le film Da Vinci Code inspiré du best seller du même nom de Dan Brown popularise un de ces oeuvres, La cène déjà parodiée dans de nombreuses publicités(voir affiche ci dessus de M. et F. Girbaud qui déclencha un procès). Cette oeuvre magistrale, qui se trouve à Milan, ne réprésente pas seulement un sujet religieux mais également une composition de personnages public en réunion politique. Il parait que L. de Vinci a beaucoup travaillé sur la représentation psychologique des apôtres pour en faire ressortir à chacun son caractère en s’inspirant simplement de personnes réelles qu ‘il croquait dans la rue .
Cependant son goût prononcé pour les fêtes et sa fâcheuse tendance à s’éparpiller lui ont valu beaucoup de critiques, il faudra qu’il attende la fin de sa vie pour être reconnu et porté aux nues. Il avait une admiration sans borne pour son grand ami Botticelli , seul peintre qui trouvait grâce à ses yeux, en revanche il a entretenu une perpétuelle rivalité avec Michel Ange.
Il y a quelques années, lors d’une visite à la Fondation Pierre Gianadda à Martiny en Suisse, j’ai pu voir une exposition qui mettait en scène les fruits de son imagination. Afin de nous permettre de comprendre ses diverses inventions, des modèles avaient été réalisées d »après ses propres dessins et croquis. A la fois intéressant, troublant et étonnant !
Jusqu’au 5 février la National Gallery de Londres lui consacre une exposition principalement basée sur son passage à Milan : Léonardo da Vinci : PAINTER AT THE COURT OF MILAN
Le temps d’un rêve je traverse la manche pour aller plonger mon regard dans celui de la belle jeune femme à l’hermine …









« Comme j’aimerais réaliser mon rêve de traverser la manche pour aller plonger mon regard dans celui de sa belle jeune femme à l’hermine … »
It’s not maybe too late !!!
This exhibition has to be very certainly to see:
Sophie Chauveau nous fait vivre avec luxe de détail la vie des grands ateliers de l’époque. Mais elle décrit tellement bien les multiples facettes de ce génie de Léonard de Vinci. Elle nous montre que le génie ne peut pas être enfermé, il se veut libre et ne peut se fonder sur un seul axe, mais il est recherche permanente de sentiments contraires à exprimer, comme à expérimenter.
La Renaissance italienne ne correspond-elle pas à ce que notre époque vit : la Grande Peste, les guerres, un radicalisme religieux…
Aujourd’hui nous avons eu l’alerte du virus H1N1, les nombreux conflits Afghanistan, Irak, Iran… et les campagnes contre les minarets en Suisse, la burqa en France… et la crise financière.
Tellement de similitude ;
Et si nous espérions secrètement, que de ces conflits, sortent quelques grands artistes où la Beauté viendrait nous faire oublier la laideur de notre temps.
Et si nous avions envie de revivre cette Renaissance à notre époque, pour nous imprégner de l’énergie et de la liberté qui sont les ferments créateurs qui nous permettraient de façonner un Nouveau Monde ?